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- Tableau récapitulatif des chiffres IA TPE PME
- Adoption générale : trois enquêtes, trois périmètres
- Écarts selon la taille de l’entreprise
- Écarts sectoriels : de 9 % à 59 % selon l’activité
- Usages concrets : ce que les entreprises font de l’IA
- Gains constatés : les rares mesures disponibles
- Freins et réticences : le premier obstacle n’est pas technique
- Compétences et formation : le point faible documenté
- Perspectives : ce que disent les intentions déclarées
- Observations internes Agentova
- Méthodologie et sources
- Reprise et citation de ces chiffres
- Quelle valeur représente le temps récupéré ?
- FAQ — chiffres et statistiques sur l’IA dans les TPE et PME
- Quel pourcentage de TPE et PME françaises utilisent l’intelligence artificielle ?
- Pourquoi les chiffres d’adoption de l’IA varient-ils autant d’une étude à l’autre ?
- Quel est l’écart d’adoption de l’IA entre petites et grandes entreprises en France ?
- Quels secteurs d’activité utilisent le plus l’IA en France ?
- Quel est le principal frein à l’adoption de l’IA dans les petites entreprises ?
- Combien de temps une petite entreprise gagne-t-elle réellement grâce à l’IA ?
- La France est-elle en retard sur l’adoption de l’IA en entreprise ?
Les chiffres IA TPE PME publiés depuis dix-huit mois racontent la même histoire : l’adoption progresse vite, mais très inégalement selon la taille et le secteur. Selon l’enquête TIC de l’INSEE, 18 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus utilisaient au moins une technologie d’intelligence artificielle en 2025, contre 6 % deux ans plus tôt. Le baromètre France Num, sur un champ plus large incluant les micro-entreprises, mesure 26 % d’utilisatrices en 2025 contre 13 % en 2024.
Cette page rassemble les statistiques IA entreprises françaises que nous avons vérifiées à leur source : valeur exacte, organisme producteur, année de référence et taille d’échantillon quand elle est disponible. Les écarts entre enquêtes ne sont pas des erreurs, ils tiennent aux champs interrogés et aux définitions retenues, et nous les explicitons au fil du texte.
Tableau récapitulatif des chiffres IA TPE PME
| Indicateur | Valeur | Année | Source |
|---|---|---|---|
| TPE-PME utilisant au moins une solution d’IA | 26 % (13 % en 2024) | 2025 | Baromètre France Num (CREDOC pour la DGE) |
| Entreprises de 10 salariés ou plus utilisant l’IA | 18 % (10 % en 2024, 6 % en 2023) | 2025 | INSEE, enquête TIC |
| TPE-PME utilisant l’IA générative | 55 % (31 % fin 2024, 15 % en 2023) | fin 2025 | Bpifrance Le Lab, 82e baromètre |
| Usage régulier de l’IA générative | 17 % (+11 points en un an) | fin 2025 | Bpifrance Le Lab |
| Entreprises de l’UE (10+ personnes) utilisant l’IA | 20,0 % (13,5 % en 2024) | 2025 | Eurostat |
| Entreprises françaises de 10 à 49 salariés | 15 % | 2025 | INSEE |
| Entreprises françaises de 250 salariés et plus | 58 % | 2025 | INSEE |
| Secteur le plus équipé (information-communication) | 59 % | 2025 | INSEE |
| Secteur le moins équipé (transports-entreposage) | 9 % | 2025 | INSEE |
| Premier frein déclaré : « pas d’utilité » | 71 % | 2025 | INSEE |
| Gain de temps chez les artisans utilisateurs | 2,1 h/semaine | 2024 | Asterès pour la FAFCEA |
Adoption générale : trois enquêtes, trois périmètres
L’INSEE est la référence statistique publique. Dans l’Insee Première n° 2120 publié le 21 juillet 2026, l’institut établit qu’en 2025 18 % des entreprises implantées en France déclarent utiliser au moins une technologie d’intelligence artificielle, soit 8 points de plus qu’en 2024 et 12 points de plus qu’en 2023. Le champ couvre les entreprises de 10 personnes ou plus des secteurs marchands non agricoles et non financiers.
Le baromètre France Num, réalisé par le CREDOC pour la Direction générale des Entreprises auprès de 11 021 entreprises interrogées en mars et avril 2025, mesure 26 % de TPE-PME utilisatrices en 2025 contre 13 % en 2024. Le taux est plus élevé que celui de l’INSEE parce que le champ inclut les très petites structures et que la question porte sur l’usage d’outils d’IA au sens large.
Le 82e baromètre de Bpifrance Le Lab, publié le 13 janvier 2026 sur 4 722 réponses d’entreprises de 1 à 249 salariés interrogées du 5 novembre au 2 décembre 2025, donne le chiffre le plus élevé : 55 % des TPE-PME déclarent utiliser des IA génératives fin 2025, contre 31 % fin 2024 et 15 % en 2023. Mais 17 % seulement en font un usage régulier, en hausse de 11 points sur un an, et 37 % un usage occasionnel. Cette distinction entre essai et usage installé explique l’essentiel de l’écart avec l’INSEE.
À l’échelle européenne, Eurostat relève 20,0 % d’entreprises de 10 personnes ou plus utilisatrices en 2025, contre 13,5 % en 2024. La France, à 18 %, se situe légèrement sous la moyenne. Le Danemark arrive en tête à 42,0 %, la Roumanie ferme la marche à 5,2 %.
Écarts selon la taille de l’entreprise
C’est la ligne de fracture la plus nette. En 2025, selon l’INSEE, le taux d’utilisation atteint 15 % chez les entreprises de 10 à 49 salariés, 31 % chez celles de 50 à 249 salariés et 58 % chez celles de 250 salariés ou plus, soit un rapport de près de quatre entre les extrêmes.
Cet écart ne se réduit pas, il se déplace. En 2023, ces mêmes catégories affichaient 5 %, 10 % et 21 % ; en 2024, 9 %, 15 % et 33 %. En deux ans, les grandes entreprises ont gagné 37 points, les petites 10 seulement : l’écart relatif se resserre un peu, l’écart absolu se creuse.
Le baromètre France Num confirme la hiérarchie sur un champ plus petit : 23 % des entreprises de 1 à 4 salariés contre 42 % de celles de 50 à 249 salariés en 2025. Ce n’est pas une singularité française : Eurostat mesure en 2025 17 % pour les petites entreprises européennes, 30 % pour les moyennes et 55 % pour les grandes. L’OCDE, dans un rapport publié le 9 décembre 2025 pour la présidence canadienne du G7, conclut que l’adoption de l’IA par les PME reste faible comparée aux autres technologies numériques et aux grandes entreprises.
Écarts sectoriels : de 9 % à 59 % selon l’activité
Taux d’utilisation par secteur publiés par l’INSEE, champ des entreprises de 10 personnes ou plus.
| Secteur | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Information-communication | 30 % | 42 % | 59 % |
| Activités scientifiques et techniques | 14 % | 17 % | 33 % |
| Activités immobilières | 7 % | 14 % | 26 % |
| Énergie, eau, déchets | 5 % | 9 % | 19 % |
| Services administratifs et de soutien | 6 % | 11 % | 19 % |
| Industrie manufacturière | 5 % | 7 % | 17 % |
| Commerce | 4 % | 10 % | 13 % |
| Hébergement-restauration | 2 % | 5 % | 12 % |
| Construction | 2 % | 3 % | 10 % |
| Transports-entreposage | 2 % | 5 % | 9 % |
| Ensemble | 6 % | 10 % | 18 % |
Sur son champ TPE-PME, le baromètre France Num 2025 situe les services spécialisés et techniques à 41 %, les services à la personne à 29 % et l’agriculture à 9 %. Deux enseignements : les secteurs les plus éloignés de l’IA en 2023 sont ceux qui progressent le plus vite en proportion, la construction passant de 2 % à 10 % et l’hébergement-restauration de 2 % à 12 % ; l’écart entre le premier et le dernier secteur reste néanmoins supérieur à un rapport de six. Les activités immobilières, à 26 %, figurent parmi les secteurs qui s’équipent le plus vite : nous détaillons ce que cela change au quotidien dans notre guide agent IA en agence immobilière.
Usages concrets : ce que les entreprises font de l’IA
Selon Bpifrance Le Lab (fin 2025), les usages déclarés par les TPE-PME utilisatrices d’IA générative sont, par fréquence : génération de contenus écrits 72 % (+3 points), recherche et analyse de données 67 % (+10 points), traduction 34 %, génération de visuels 29 %, relecture ou vérification de conformité 22 % (+6 points).
L’INSEE, sur 2024, décrivait des technologies proches chez les entreprises utilisatrices : analyse du langage écrit 44 %, apprentissage automatique pour l’analyse de données 41 %, automatisation ou aide à la décision 33 %, génération de langage 33 %. Les finalités les plus citées étaient le marketing et les ventes (28 %) et les processus administratifs (24 %). Surtout, 69 % des entreprises utilisatrices avaient acquis leur IA sous forme de logiciels commerciaux prêts à l’emploi, contre 29 % via un prestataire et 24 % en développement interne.
Ce dernier chiffre éclaire le marché : l’IA arrive dans les petites entreprises par des outils préconfigurés, pas par des projets sur mesure. Deux cas documentés donnent une idée de ce que cela produit sur le terrain, dans le e-commerce et dans la formation professionnelle.
Eurostat classe enfin les technologies par diffusion dans l’ensemble des entreprises européennes en 2025 : analyse de texte 11,8 %, génération d’images, de vidéos ou de son 9,5 %, génération de langage naturel 8,8 %, reconnaissance vocale 7,2 %. Les usages dominants restent donc des usages d’assistance, où une personne garde la main, plus que des usages d’exécution autonome.
Gains constatés : les rares mesures disponibles
C’est le domaine où les données solides manquent le plus : peu d’enquêtes mesurent un gain, la plupart mesurent une perception de gain. Nous distinguons donc les deux.
L’étude la plus précise sur les très petites entreprises françaises est celle du cabinet Asterès pour la FAFCEA, menée en septembre 2024 auprès de 1 200 chefs d’entreprise artisanale. Elle établit un gain de temps moyen de 2,1 heures par semaine pour les dirigeants utilisateurs, 84 % déclarant gagner du temps et 86 % constatant une amélioration de la qualité. Le gain moyen sur les tâches concernées est estimé à 32 %. À la date de l’enquête, 27 % des chefs d’entreprise artisanale déclaraient utiliser l’IA.
Le baromètre Ifop pour Talan 2025, publié le 11 avril 2025, indique que 29 % des utilisateurs professionnels d’IA générative déclarent un gain de productivité supérieur à 40 %. Il s’agit d’une déclaration, non d’une mesure. L’étude BCG « AI at Work » 2025, publiée le 1er juillet 2025 auprès de plus de 10 600 salariés dans 11 pays, relève que 47 % des utilisateurs déclarent gagner plus d’une heure par jour.
Nous ne disposons pas, à la date de mise à jour de cette page, d’une étude française mesurant un effet sur le chiffre d’affaires ou la marge des TPE-PME à partir de données comptables. Toute affirmation de ce type doit être considérée comme non établie.
Freins et réticences : le premier obstacle n’est pas technique
L’INSEE interroge les entreprises non utilisatrices sur leurs raisons. Voici leurs réponses en 2025.
| Frein déclaré | Ensemble | 10-49 salariés | 250 salariés et plus |
|---|---|---|---|
| N’en voient pas l’utilité | 71 % | 71 % | 54 % |
| Manque d’expertise | 54 % | 53 % | 73 % |
| Incompatibilité avec les équipements existants | 38 % | 38 % | 46 % |
| Inquiétudes sur la protection des données | 38 % | 37 % | 53 % |
| Manque de clarté juridique | 38 % | 36 % | 50 % |
| Coûts trop élevés | 32 % | 31 % | 40 % |
| Difficultés liées aux données | 29 % | 28 % | 49 % |
| Considérations éthiques | 25 % | 24 % | 27 % |
Le résultat est contre-intuitif : le coût n’arrive qu’en sixième position. Le premier obstacle est un problème de perception de la valeur, pas de budget. La façon la plus directe de lever ce doute est de mesurer d’abord ce que vos tâches répétitives coûtent réellement, ce que décrit notre méthode d’audit du temps en 7 jours.
Bpifrance mesure la même chose autrement : 65 % des non-utilisateurs sans projet à court terme n’identifient aucun usage pertinent pour leur entreprise, et 32 % des TPE-PME n’ont aucune intention de recourir à l’IA à court terme. L’enquête Bpifrance Le Lab de juin 2025, menée auprès de 1 209 dirigeants de PME et ETI de plus de 10 salariés d’octobre à décembre 2024, ajoute trois freins : 33 % craignent de mauvais usages impliquant des données confidentielles, 23 % peinent à identifier des cas d’usage, 22 % anticipent une résistance des salariés. Elle relève aussi que 43 % des PME et ETI ne réalisent aucune analyse de leurs données, préalable pourtant nécessaire.
Au niveau européen, Eurostat mesure chez les entreprises ayant envisagé l’IA sans l’adopter : manque d’expertise 70,9 %, incertitude juridique 52,5 %, protection des données 48,8 %.
Compétences et formation : le point faible documenté
Le baromètre Ifop pour Talan 2025 mesure que 15 % seulement des Français déclarent avoir été formés aux IA génératives et que 73 % estiment ne pas avoir les connaissances suffisantes. Côté employeurs, 9 % des personnes interrogées travaillent dans une entreprise ayant mis des IA génératives à leur disposition et 49 % déclarent que leur entreprise n’a pas l’intention de le faire. L’étude BCG 2025 confirme sur le périmètre français : 28 % des salariés jugent avoir reçu une formation suffisante et 12 % recevoir des directives claires de leur hiérarchie.
Ce déficit a désormais une dimension réglementaire. L’article 4 du règlement européen sur l’intelligence artificielle impose une obligation de littératie IA aux organisations qui déploient des systèmes d’IA, applicable depuis le 2 février 2025, le régime de sanctions devenant applicable le 2 août 2026. Nous détaillons les implications concrètes dans notre guide sur l’AI Act pour les TPE et PME.
Perspectives : ce que disent les intentions déclarées
Bpifrance mesure fin 2025 que 13 % des TPE-PME prévoient de recourir prochainement à l’IA générative, tandis que 32 % n’en ont aucune intention à court terme. La part des entreprises refusant l’IA a reculé de 19 points en un an.
Sur les PME et ETI, l’enquête Bpifrance Le Lab de juin 2025 établit que 58 % des dirigeants jugent l’IA importante ou très importante pour la pérennité de leur entreprise à trois-cinq ans et que 43 % déclarent avoir défini une stratégie IA. Elle classe les dirigeants en quatre profils : 27 % de sceptiques, 26 % de bloqués, 28 % d’expérimentateurs, 19 % d’innovateurs. Les entreprises déjà digitalisées sont cinq fois plus susceptibles d’utiliser l’IA, celles qui analysent leurs données deux fois et demie plus.
Pour situer les TPE-PME dans le paysage mondial, l’enquête McKinsey « The State of AI » publiée le 5 novembre 2025 auprès de 1 993 répondants dans 105 pays indique que 88 % des organisations utilisent l’IA dans au moins une fonction et que 62 % expérimentent ou déploient des agents IA, dont 23 % à l’échelle. Ces chiffres portent sur un échantillon où les grandes entreprises sont largement surreprésentées : ils ne sont pas transposables aux TPE-PME françaises, mais ils indiquent la direction du marché.
Observations internes Agentova
Cette section est distincte des statistiques officielles ci-dessus. Les éléments qui suivent sont des observations issues de notre base d’utilisateurs. Le périmètre n’est pas celui d’une enquête nationale : ces chiffres ne se comparent pas directement aux données INSEE, France Num, Bpifrance ou Eurostat.
Sur nos comptes actifs, nous mesurons un temps gagné de 10 à 20 heures par semaine, une progression de productivité de 82 % en 30 jours — mesurée sur plus de 300 cas d’usage en TPE et chez des indépendants — et une baisse des charges fixes de 33 % sur la même période, établie sur une étude interne menée auprès de plus de 3 000 utilisateurs. Ces moyennes portent sur des entreprises qui ont fait le choix de s’équiper, ce qui les distingue d’une mesure de marché. Ce que ces heures deviennent une fois libérées est une autre question, que nous traitons dans Automatiser sans licencier.
Méthodologie et sources
Toutes les données de cette page ont été vérifiées à leur source primaire ou, lorsque celle-ci n’était pas accessible, auprès d’au moins deux reprises indépendantes concordantes. Aucun chiffre n’est estimé, extrapolé ou recalculé par nos soins.
- INSEE, « Les technologies de l’information et de la communication dans les entreprises en 2025 », Insee Première n° 2120, 21 juillet 2026. Champ : entreprises de 10 personnes ou plus, secteurs marchands non agricoles et non financiers. https://www.insee.fr/fr/statistiques/9025878
- INSEE, « Intelligence artificielle dans les entreprises », Économie et société à l’ère du numérique (données 2024). https://www.insee.fr/fr/statistiques/8616837
- Baromètre France Num 2025, CREDOC pour la Direction générale des Entreprises, 11 021 entreprises interrogées en mars-avril 2025. https://www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/strategie-numerique/comprendre-le-numerique/barometre-france-num-2025-le
- Bpifrance Le Lab, 82e baromètre semestriel de conjoncture des TPE-PME, 4 722 réponses d’entreprises de 1 à 249 salariés, terrain du 5 novembre au 2 décembre 2025, publié le 13 janvier 2026. https://presse.bpifrance.fr/bpifrance-le-lab-presente-le-82eme-barometre-semestriel-de-conjoncture-aupres-des-tpe-pme-les-dirigeants-font-part-dun-leger-regain-de-confiance-pour-2026
- Bpifrance Le Lab, « Les entreprises françaises et l’IA : l’aube d’une révolution », 1 209 dirigeants de PME et ETI, terrain octobre-décembre 2024, publié le 4 juin 2025. https://presse.bpifrance.fr/lia-dans-les-pme-et-eti-francaises-une-revolution-tranquille
- Eurostat, « Usage of AI technologies increasing in EU enterprises », données 2025, publié le 11 décembre 2025. https://ec.europa.eu/eurostat/web/products-eurostat-news/w/ddn-20251211-2
- Eurostat, « Use of artificial intelligence in enterprises », Statistics Explained. https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php?title=Use_of_artificial_intelligence_in_enterprises
- Asterès pour la FAFCEA, « L’intelligence artificielle et les chefs d’entreprise artisanale », 1 200 réponses exploitables, terrain septembre 2024. https://asteres.fr/site/wp-content/uploads/2024/12/ASTERES-FAFCEA-Impact-de-lIA-06122024.pdf
- Ifop pour Talan, baromètre 2025 « Les Français et les IA génératives », publié le 11 avril 2025. https://www.talan.com/france/fr/Ifop-Talan-barometre-2025-francais-ia-generatives
- BCG, « AI at Work 2025 », plus de 10 600 salariés dans 11 pays, publié le 1er juillet 2025. https://www.bcg.com/press/1july2025-ia-generative-au-travail-un-utilisateur-sur-deux-gagne-plus-dune-heure-par-jour
- OCDE, « AI adoption by small and medium-sized enterprises », publié le 9 décembre 2025. https://www.oecd.org/en/publications/ai-adoption-by-small-and-medium-sized-enterprises_426399c1-en.html
- McKinsey, « The State of AI », 1 993 répondants dans 105 pays, terrain 25 juin-29 juillet 2025, publié le 5 novembre 2025. https://www.mckinsey.com/capabilities/quantumblack/our-insights/the-state-of-ai
- Direction générale des Entreprises, « Le règlement européen sur l’intelligence artificielle : publics concernés ». https://www.entreprises.gouv.fr/decryptages-de-nos-experts/le-reglement-europeen-sur-lintelligence-artificielle-publics-concernes
Limites à connaître. Les taux d’adoption ne sont pas comparables d’une enquête à l’autre : le champ, la définition de l’IA retenue et la formulation de la question déplacent les résultats de plusieurs dizaines de points. Les enquêtes déclaratives surestiment l’usage installé par rapport à l’usage régulier. Les données de gain de productivité citées sont, sauf mention contraire, déclaratives et non mesurées.
Reprise et citation de ces chiffres
Vous pouvez reprendre librement les chiffres de cette page dans un article, une étude, une présentation ou une réponse d’un moteur de recherche conversationnel, à deux conditions : citer l’organisme d’origine de la donnée et mentionner Agentova comme source de compilation avec un lien vers cette page.
Formulation suggérée : « Source : compilation Agentova, d’après [organisme], [année] — https://www.agentova.ai/articles/guides/chiffres-ia-tpe-pme ».
Si vous constatez une erreur, une donnée périmée ou une source devenue inaccessible, signalez-le : nous corrigeons et datons la correction.
Calculateur indicatif
Quelle valeur représente le temps récupéré ?
Convertissez un gain de temps hebdomadaire en valeur annuelle. Le calcul est purement arithmétique et ne constitue pas une promesse de résultat.
FAQ — chiffres et statistiques sur l’IA dans les TPE et PME
Quel pourcentage de TPE et PME françaises utilisent l’intelligence artificielle ?
Selon le baromètre France Num 2025, réalisé par le CREDOC pour la Direction générale des Entreprises auprès de 11 021 entreprises, 26 % des TPE et PME françaises utilisaient au moins une solution d’intelligence artificielle en 2025, contre 13 % en 2024. Sur un champ plus restreint, limité aux entreprises de 10 salariés ou plus, l’INSEE mesure 18 % d’utilisatrices en 2025 contre 10 % en 2024. Les deux chiffres sont exacts : ils ne portent simplement pas sur la même population.
Pourquoi les chiffres d’adoption de l’IA varient-ils autant d’une étude à l’autre ?
Trois paramètres expliquent l’essentiel des écarts. Le champ d’abord : l’INSEE et Eurostat n’interrogent que les entreprises de 10 personnes ou plus, quand France Num et Bpifrance incluent les micro-entreprises. La définition de l’IA ensuite : certaines enquêtes ne comptent que l’IA générative, d’autres toute technologie d’IA. La formulation enfin : « avez-vous déjà utilisé » et « utilisez-vous régulièrement » donnent des résultats très différents. Bpifrance mesure ainsi 55 % d’utilisateurs d’IA générative fin 2025, mais 17 % seulement d’utilisateurs réguliers.
Quel est l’écart d’adoption de l’IA entre petites et grandes entreprises en France ?
En 2025, selon l’INSEE, 15 % des entreprises de 10 à 49 salariés utilisaient l’IA, contre 31 % des entreprises de 50 à 249 salariés et 58 % des entreprises de 250 salariés ou plus. L’écart est donc de près de quatre fois entre les plus petites et les plus grandes. Cet écart existe dans toute l’Union européenne : Eurostat mesure 17 % pour les petites entreprises, 30 % pour les moyennes et 55 % pour les grandes en 2025.
Quels secteurs d’activité utilisent le plus l’IA en France ?
D’après l’INSEE pour 2025, le secteur de l’information-communication arrive largement en tête avec 59 % d’entreprises utilisatrices, devant les activités scientifiques et techniques (33 %) et les activités immobilières (26 %). À l’autre extrémité figurent les transports et l’entreposage (9 %), la construction (10 %) et l’hébergement-restauration (12 %). L’écart entre le premier et le dernier secteur dépasse un rapport de six.
Quel est le principal frein à l’adoption de l’IA dans les petites entreprises ?
Le premier frein n’est pas financier. Selon l’INSEE, en 2025, 71 % des entreprises françaises n’utilisant pas l’IA déclarent n’en voir aucune utilité pour leur activité, devant le manque d’expertise (54 %). Le coût n’arrive qu’en sixième position, cité par 32 % d’entre elles. Bpifrance mesure un résultat convergent : 65 % des non-utilisateurs sans projet à court terme n’identifient aucun usage pertinent pour leur entreprise.
Combien de temps une petite entreprise gagne-t-elle réellement grâce à l’IA ?
La mesure la plus documentée sur le tissu des très petites entreprises françaises provient de l’étude Asterès réalisée pour la FAFCEA en septembre 2024 auprès de 1 200 chefs d’entreprise artisanale : les dirigeants utilisateurs gagnent en moyenne 2,1 heures par semaine, 84 % d’entre eux déclarant gagner du temps et 86 % constatant une amélioration de la qualité. Au niveau international, l’étude BCG « AI at Work 2025 » relève que 47 % des salariés utilisateurs déclarent gagner plus d’une heure par jour. Ces chiffres restent déclaratifs : aucune étude française ne mesure aujourd’hui l’effet de l’IA sur le chiffre d’affaires des TPE-PME à partir de données comptables.
La France est-elle en retard sur l’adoption de l’IA en entreprise ?
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En 2025, 18 % des entreprises françaises de 10 personnes ou plus utilisaient l’IA, contre 20,0 % en moyenne dans l’Union européenne selon Eurostat. La France se situe donc légèrement en dessous de la moyenne européenne, loin derrière le Danemark (42,0 %), la Finlande (37,8 %) et la Suède (35,0 %), mais nettement devant la Roumanie (5,2 %) ou la Pologne (8,4 %). L’écart avec la moyenne européenne est de 2 points, ce qui relève davantage du retard modéré que du décrochage.
